Jeudi 24 avril 2008
4
24
/04
/2008
12:15
Il y avait longtemps, alors je prend le temps de parcourir mes bouquins et vous offrir un vieux poème chinois. Comme toujours, je tombe facilement sous le charme du pinceau des grands lettrés
d'époque
Tang.
Wang Bo (647 - 675), artiste précoce (bachelier à 9 ans!) à la verve critique qui lui vallu l'éxile dans son pays natal : Shu (actuel Sichuan), loin de la capitale Chang'an (actuelle
Xi'an).
Comme toujours, je vous offre la version originale, le pinyin et une traduction possible.
咏风
肃肃凉风生,加我林壑清。
驱烟寻涧户,卷雾出山楹。
去来固无迹,动息如有情。
日落山水静,为君起松声。
yong feng
su su liang feng sheng , jia wo lin he qing 。
qu yan xun jian hu , juan wu chu shan ying 。
qu lai gu wu ji , dong xi ru you qing 。
riluo shanshui jing , wei jun qi song sheng 。
Traduction de l'
Anthologie de la poésie chinoise classique dirigée par Paul Dumiéville :
Le Vent
La brise susurre : il s'élève une fraîcheur,
Qui purifie pour moi les bois et les vallées.
Le vent balaie la brume et m'ouvre la porte de la gorge;
Il enroule le brouillard, et fait paraître des maisons sur les monts.
Il va et vient, mais sans laisser de trace,
Se lève et s'apaise, comme s'il avait des sentiments.
Le soleil tombe : la montagne et les eaux se calment...
Il fait naître pour nous une voix dans les pins.
Bonne fin de semaine et Have Fun! ^__-
Par Chen Jie
-
Publié dans : Poésie chinoise classique
-
4
-
Recommander
Comm's